L'histoire de la chapelle Saint-Jean-Balanant

Le cadastre de 1831

La fontaine

 

La chapelle Saint-Jean-Balanant est le seul bâtiment qui subsiste d'un prieuré des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Celui-ci rattaché à la Commanderie de La Feuillée, était déjà signalé dans une charte du duc Conan IV en 1160.

Comme la plupart des Commanderies, elle s'est installée à proximité d'un axe majeur de circulation ici une ancienne voie qui franchissait la rivière Aber Benoît.

La question de l'existence d'un établissement à vocation hospitalière reste posée dans la mesure où il n'en reste plus de traces. Les comptes-rendus des visites de la Commanderie de 1617 et 1720 ne le mentionnent pas. Qu'en était-il à l'origine ?

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chapelle actuelle date de la première moitié du 15ème siècle. La construction a sans doute été menée d'un seul jet dans les décennies 1430-40. On retient la date de 1443 pour marquer la fin du chantier. La chapelle a subi très peu de transformations hormis la construction de la sacristie en lieu et place du transept nord occupé par la chapelle des seigneurs de Penmarc'h.

 

 

 

L'examen des formes du bâtiment, des chapiteaux, réseaux, moulures, plinthes et sculptures, l'emploi des matériaux, tout concourt aux ressemblances avec la collégiale Notre-Dame du Folgoët, distante de moins de dix kilomètres, ainsi qu'avec le chevet de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Ce sont très probablement les mêmes compagnons qui ont construit les deux édifices.

 

   

Au sud de la chapelle étaient accolés deux bâtiments appelés « la Commanderie ». Ce manoir a été démoli au 19e siècle. Un moulin alimenté par un étang participait à l'économie de ce village, fort d'une quinzaine de foyers en 1831.

 

 

À proximité de la chapelle on trouve la fontaine, autrefois située au centre de la cour manale. 

 

La visite de 1617 mentionne un cimetière dans la proximité immédiate de la chapelle. Il reste à découvrir son emplacement exact, sans doute au nord de l’édifice.

   

Bien des imprécisions subsistent dans l'histoire de Saint-Jean-Balanant. On n'a pas éclairci, notamment, les rôles respectifs de L'Ordre et des familles nobles du secteur : Carman, Penmarch et Marc'hec. Il reste quelques traces d'armoiries au sommet des baies géminées. Fortement dégradées, elles n'en demeurent pas moins des témoins uniques de l'histoire locale qu'il faudra absolument sauvegarder.

 

   

 

La découverte des fresques va peut-être permettre de lever des voiles sur le riche passé de la chapelle. Les travaux qui démarrent en 2021 ouvrent de belles perspectives pour cette chapelle classée Monument Historique depuis 1913.

 

 

Pour en savoir plus sur l’histoire de la chapelle, vous pouvez consulter cette notice sur la base ArmmA (Armorial monumental du Moyen Âge) : 

Armes de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ..jpg
Cette plaque en bronze rappelle les origines de la chapelle ..JPG

Blason de l'Ordre des Hospitaliers de Jean de Jerusalem

Plaque commémorative de l'Ordre apposée à l'entrée de la chapelle

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